LA FERME DU MONTOUCHET

L’association Végétal Associé est à l’initiative de la création de la Ferme et gère son fonctionnement tout au long de l’année. Née en mars 2018, son ambition est de créer une ferme collaborative en suivant les principes de la permaculture. En exploitant collectivement les terrains mis à sa disposition, l’association veut expérimenter, faire connaître et promouvoir ce mode d’agriculture. Cela passe par la pratique agricole proprement dite, mais également par le partage et la diffusion des connaissances acquises.

SITUATION GéOGRAPHIQUE

La Ferme du Petit Montouchet se situe dans la campagne de Cures dans le département de la Sarthe, entre la vallée de Conlie et la ville du Mans.

La Ferme est composée de 3 terrains : un champ de 3 hectares cultivé jusqu’en 2018 en agriculture conventionnelle (impliquant l’utilisation de pesticides et autres produits agrochimiques), un pré de 1.5 ha qui n’avait pas été cultivé depuis une quinzaine d’années et une seconde parcelle de 1.5 ha semblable au premier excentré par rapport aux deux autres terrains.

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TRAVAUX SUR TERRAINS DÉJÀ RÉALISÉS

REPOS DU TERRAIN

Après la mise à disposition des terrains par l’association, la première priorité a été de mettre fin aux traitements chimiques sur le champ. Moyennant le dédommagement de l’agriculteur qui l’exploitait jusque-là pour la perte de rendement de la culture en cours. La dernière récolte a été faite en 2018 dans des conditions plus respectueuses de l’environnement.

La certification Bio prévoit une période de 3 ans de transition entre un champ cultivé en agriculture conventionnelle et un champ en agriculture biologique. Afin de laisser le champ se « reposer », c’est sur le pré attenant que l’association a décidé de démarrer ses premières cultures : une zone de maraîchage de 2000m² environ, dont 200m² sous serre.

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PRÉPARATION DU TERRAIN

Dans la perspective d’une exploitation en 2019, le terrain est préparé dès l’automne 2018. Tondre, pailler, puis recouvrir l’ensemble de la surface par des bâches étanches pour isoler en partie le sol de l’air, de l’eau et de la lumière. L’objectif est alors de dégrader l’herbe déjà présente. L’apport de paille contribuant à fertiliser le sol et stopper la croissance des plantes vivaces indésirables sur une zone de maraîchage. Malgré ce travail accompli, la pioche et la bêche ont parfois été nécessaires pour éliminer les vivaces encore présentes lors du débâchage 6 mois plus tard.

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un verger & UNE MARE

À l’automne 2018, une cinquantaine d’arbres fruitiers sont plantés sur la partie haute du champ. Ils serviront, à terme, à des cultures en agroforesterie, ce mode d’exploitation associant arbres et cultures ou animaux sur une même parcelle.

Une mare d’environ 60m² est creusée sur la partie basse du champ par un entrepreneur local. Celle-ci récupère l’eau de pluie, les eaux de ruissellement et constitue une phase de test : si elle reste pleine une année entière (l’été notamment), elle sera progressivement agrandie pour atteindre une surface de 900m². L’aménagement de ce milieu supplémentaire augmentera largement les échanges avec les zones de culture. Aujourd’hui, de nombreuses grenouilles s’y sont d’ores et déjà installées !

Grâce à une subvention de la Chambre d’Agriculture, l’aménagement de deux grandes haies sur le champ est prévu pour casser les vents et parceller le terrain. Faute de moyens financiers et humains, ce projet est planifié pour l’automne 2020.

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PREMIERS PLANTS EN TERRE

Printemps 2019. Les bâches étanches sont retirées sur la majeure partie de la surface et remplacées par des bâches tissées qui permettent l’apport d’eau au sol, tout en limitant la prolifération de plantes indésirables en les privant de lumière.

Les premiers plants sont alors mis en terre. Les semis ayant été préparés en pépinière (une serre de 30m²) sont installés : pois croquants, pois gourmands, betterave, salades, radis… Des pommes de terre et des oignons sont mis en terre selon des techniques inspirées du réseau « Maraîchage Sol Vivant ». Des framboisiers et des fraisiers sont plantés sur une longueur de 30m, sur le bas de la zone de maraîchage, constituant une petite haie qui protège les fraisiers, plantés juste à proximité.

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premières serres

En mars 2019, les deux premières serres sont montées. Après quelques ajustements, elles sont aujourd’hui opérationnelles et accueillent les plants de tomates, courgettes, concombres et aubergines.

Durant la saison 2019, une grande partie des semis préparés a été perdue, faute de moyens humains suffisants. Beaucoup vont dépérir dans la pouponnière avant d’être mis en terre. L’association fait alors le constat qu’elle doit trouver de nouveaux bénévoles et une nouvelle organisation pour faire avancer le projet.

En novembre 2019, l’acquisition d’une nouvelle serre permet à l’association d’agrandir la zone de production pour l’année 2020.

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TRAVAUX SUR TERRAINS À VENIR

INTENSIFICATION DES PLANTATIONS

Aujourd’hui, la zone de maraîchage initialement prévue n’a pas pu être entièrement cultivée. Seuls les deux tiers au mieux de la surface sont utilisés, mais l’objectif est de poursuivre et d’intensifier les plantations pour les saisons suivantes. Désormais les premières installations matérielles, même si elles restent perfectibles, sont opérationnelles.

Dans le courant de l’année 2020, plusieurs travaux importants sont en projet : la plantation des haies sur le champ suivant le protocole établi par la Chambre d’Agriculture, impliquant une préparation du sol en profondeur.

La mare restant remplie au fil des mois (y compris en été) va être agrandie. Cet agrandissement donnera l’opportunité d’en faire évoluer le tracé et l’aménagement, afin d’accueillir les premières plantes et animaux de manière plus pérenne.

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DE LA VIE À LA FERME !

La ferme n’a pas encore d’animaux mais envisage d’en accueillir le plus tôt possible. Un poulailler sera construit sur le champ et un parcours extérieur pour les poules sera aménagé. Cela fournira des œufs pour la vente et du fumier pour le jardin, sans oublier la fertilisation du sol et la prédation par les poules de nombreux nuisibles.

À moyen terme, l’installation de ruches par un apiculteur local est également envisagée autour des différentes plantations.

À plus long terme, la ferme devrait accueillir de nombreuses autres espèces : ânes, moutons, canards… Mais pour se faire, l’association doit s’élargir et accueillir de nouveaux membres qui pourraient prendre soin des animaux.

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