Bio ou pas ?

La certification Bio a l’avantage de garantir au consommateur que l’agriculteur respecte bien les pratiques vertueuses qu’il s’est fixées. Toutefois, celle-ci a un coût (puisqu’il faut financer les contrôles), elle demande une plus grande rigueur au niveau administratif (puisqu’il faut pouvoir justifier de tout ce qui entre et sort de l’exploitation), et selon les situations particulières de chacun elle n’est pas forcément utile ou pertinente (ne serait-ce que selon la taille de l’exploitation par exemple).

On peut cependant retenir que certification ou pas, les produits issus de la permaculture sont cultivés de manière biologique. Si la démarche est respectée, et si les semences utilisées sont « Bio », alors les produits issus de l’exploitation le sont aussi. Tout est ensuite une question de confiance entre le producteur et le consommateur. Le côté local facilitera là aussi ce lien de confiance : il suffit d’aller voir le terrain et de discuter avec le producteur pour se rendre compte des méthodes pratiquées.

Quelques principes de base

Toute utilisation d’agrochimie est proscrite, la Vie est avant tout un allié : le but est d’avoir le plus de biodiversité possible, celle-ci étant amenée à s’équilibrer naturellement avec le temps, et les actions menées par le permaculteur. Sans parler des risques sur la santé que les produits phytosanitaires impliquent, aussi bien pour le consommateur que pour l’exploitant.

La monoculture est à fuir : c’est le meilleur moyen d’avoir des maladies, parasites, champignons qui se propagent et dévastent toute une récolte. La mixité de culture est la base : outre la diversification des espèces, les plantes s’associent et s’entraident pour repousser certains nuisibles.

De plus, les revenus des exploitants sont également diversifiés, ce qui fait qu’en théorie l’année morte n’existe pas. On ne met pas tous ses œufs dans le même panier, et selon les événements on privilégie une culture ou une autre.

La mécanisation est la plus limitée possible : de toute façon, les aménagements voulus par la permaculture permettent rarement de mécaniser le travail. Les espaces sont réduits pour faire interagir le plus de milieux possibles, leurs formes sont designées de manière à imiter la nature et accroître les frontières entre ces milieux (on évite les lignes droites), les planches de culture sont resserrées pour optimiser les surfaces ce qui laisse rarement la place à un tracteur. De plus limiter l’utilisation du pétrole et les investissements matériels honéreux ne peut qu’être bénéfique pour l’environnement et pour les exploitants.

Toutefois, le but n’est pas non plus de tondre sa prairie à la faucille, ou de creuser sa mare de 600m² à la pelle. L’idée est de se passer le plus souvent possible de la mécanisation, mais d’y faire appel lorsque celle-ci s’impose. Ce qui laisse chacun face à ses propres compromis : chaque exploitation a ses forces et ses limites, au permaculteur de développer des techniques pour s’y adapter, s’inspirer de ce qui se fait déjà, et identifier les moments où il atteint ses limites et doit passer par les machines agricoles ou toute aide extérieure.

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